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Vérifié le 8 septembre 2026

La TVA à 5,5 %, l'aide qu'on ne demande pas

C'est la seule qui ne suppose aucun dossier : elle s'applique directement sur la facture. Encore faut-il qu'elle y figure — et sur le matériel autant que sur la pose.

Comment elle fonctionne

Les travaux d'amélioration de la qualité énergétique d'un logement bénéficient du taux réduit de 5,5 % au lieu de 20 %. L'entreprise applique le taux elle-même : vous n'avez ni formulaire à remplir, ni remboursement à attendre. Sur un chantier de 15 000 €, l'écart entre 20 % et 5,5 % représente près de 1 900 €.

Le taux couvre le matériel et la main-d'œuvre, à condition que l'équipement soit fourni par l'entreprise qui le pose. Acheter soi-même une pompe à chaleur pour la faire installer ensuite fait sortir le matériel du taux réduit : c'est l'erreur la plus coûteuse et la plus fréquente.

Les conditions

  • Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans
  • Il doit s'agir d'un local à usage d'habitation — résidence principale ou secondaire
  • Les travaux doivent relever de l'amélioration de la qualité énergétique au sens du code général des impôts
  • Vous signez une attestation remise par l'entreprise, qui la conserve comme justificatif

Aucune condition de ressources, aucune obligation de passer par une entreprise RGE pour la TVA elle-même — la qualification RGE conditionne les primes, pas le taux de TVA.

Le cas du photovoltaïque

Les panneaux photovoltaïques obéissent à leur propre régime. Le taux de 5,5 % s'applique aux installations dont la puissance ne dépasse pas 9 kWc, et sous réserve de critères techniques portant notamment sur l'empreinte carbone des modules et sur la présence d'un système de gestion de l'énergie.

Au-delà de 9 kWc, le taux normal s'applique. C'est un seuil qui pèse davantage sur le calcul qu'il n'y paraît : dimensionner à 9 kWc plutôt qu'à 10 change le taux de TVA sur la totalité de l'installation, pas seulement sur le kilowatt supplémentaire.

Ce qui reste à 10 %, et ce qui reste à 20 %

Tous les travaux d'un même chantier ne relèvent pas forcément du même taux. Les travaux d'amélioration, de transformation ou d'aménagement qui ne visent pas la performance énergétique relèvent du taux intermédiaire de 10 %. Les travaux sur un logement de moins de deux ans, ou assimilables à une construction neuve, relèvent du taux normal de 20 %.

Un devis sérieux ventile donc les lignes par taux. Un devis qui applique 5,5 % à l'ensemble d'un chantier mixte est une facilité — et le risque de redressement pèse sur l'entreprise, pas sur vous.

Questions fréquentes

Sur une aide invisible, que beaucoup de clients découvrent au moment de la facture.

Dois-je faire une démarche pour en bénéficier ?

Aucune, hormis signer l'attestation que l'entreprise vous remet. Le taux réduit apparaît directement sur le devis, puis sur la facture.

Ma résidence secondaire y a-t-elle droit ?

Oui. Contrairement à MaPrimeRénov' et à l'éco-PTZ, la TVA réduite ne se limite pas à la résidence principale — le logement doit simplement être à usage d'habitation et achevé depuis plus de deux ans.

Puis-je acheter le matériel moi-même pour le payer moins cher ?

Vous le pouvez, mais le matériel acheté par vos soins reste taxé à 20 %, et seule la pose bénéficie du taux réduit. Le calcul est presque toujours défavorable — et vous perdez au passage la garantie de l'installateur sur l'équipement.

La TVA réduite se cumule-t-elle avec les primes ?

Oui, sans restriction. Elle s'applique en amont, sur le prix ; les primes se déduisent ensuite du montant TTC.